lundi 14 janvier 2008

Déménagement






Lecteur fidèle, mon amour, mon gagne pain.


C'est décidé, je me casse d'ici. Le fond noir, encore et encore, ça commençait à me lourder. Alors Anita a fait de "épais et tordu", un vrai site, très joli, avec plein de trucs, notamment un "journal" ( équivalent de "blog", mais en plus joli, phonétiquement et moins connoté ), toujours sans aucune interactivité parce que c'est pas ma tasse de thé, mais bien plus classe.


Et c'est ainsi, lecteur, mon amour, que, si tu veux continuer à lire mes conneries, il te faudra dorénavant aller sur




Ou, si tu es un gros pervers qui adores faire des copier/coller, tu peux éventuellement t'adoner à ton vice en composant:

Voilà voilà.
à plus, donc.

jeudi 10 janvier 2008

Lassitude puis exaltation.




Tant que la querelle entre les tenants du dessin "où l'on passe des heures sur une image, Môssieur" et ceux du dessin "jeté dans ta gueule, vieux con..." se passait entre critiques, honnêtement, ça me faisait marrer. Le propos n'était, pour moi, pas tant de savoir s'ils étaient dans le vrai ou non, mais plutôt de me demander d'où leur venait une quelconque légitimité pour parler d'une chose aussi intime puisque si bien au lieu de s'intéresser en profondeur à ce qu'est le dessin, ils préféraient s'arrêter à des questions de goût qui, comme chacun sait sont à l'instar des couleurs, indiscutables, donc peu propices, justement, à la discussion.

En plus, soit dit entre nous, je me cogne un peu de ce que peuvent raconter les tenants du classicisme de bon aloi à peu près autant que de ceux qui défendent une prétendue avant garde de mon cul.


Je riais, donc.


Et puis, récemment et coup sur coup, j'entends deux auteurs de renom dire des choses non seulement exaspérantes de pauvreté d'esprit, mais en plus absolument mensongères et stupidement méchantes. L'autre jour, Moebius disait comme ça à la radio, que "l'élite" des dessinateurs en matière de bandes dessinées se trouvait parmi ceux qui optaient pour "le réalisme"...


Le choc fut rude. Je me disais que, sans doute, il avait des raisons de dire ce genre d'âneries et que je n'étais pas assez intelligent pour entrer dans le débat. Sauf qu'il y en a marre de laisser dire des conneries sous prétexte qu'on est un artiste reconnu et, la quarantaine approchant, je me sens des velléités d'ouvrir ma gueule quand il me semble que c'est le moment, en essayant de ne pas oublier que 9 fois sur 10, c'est pour dire des conneries, moi aussi.


Parce qu'outre le fait que je ne sache absolument pas à quoi on reconnaît un dessinateur "réaliste" , je subodore que, si l'on pousse ce raisonnement, Reiser, Sempé ou Franquin sont des taupes et Vuillemin, Pétillon et Goossens d'infâmes tacherons. Sympa. CLasse.


Et puis, Paf! Il y a quelques jours, sur le web de france 5, ici, précisément, Loisel se lâche et sort que les auteurs d'une pseudo "nouvelle bande dessinée" n'ont pas l'amour du dessin, et qu'aujourd'hui, les jeunes auteurs n'ont pas le temps de faire des beaux dessins puisqu'ils vont trop vite! Rha!


C'en était trop. Je m'étais toujours promis une réserve de bon aloi envers les auteurs , sachant comme ce métier est dur à vivre au quotidien (certes moins que la mine, mais certainement plus que... Prof de gym, tiens!), mais ils n'ont qu'à pas dire des conneries, aussi!


"Pas l'amour du dessin"? Qu'est ce que c'est que ces généralisations??
On ne peut pas faire de "beaux dessins" ( en admettant, encore une fois, la théorie fumeuse selon laquelle un dessin serait "beau" ou "pas beau berk") en allant vite?? Quoi? Qu'est-ce que c'est que ces foutaises?! Qu'un lecteur / spécialiste / critique sorte ce genre de choses, pourquoi pas, après tout, il ne dessine pas, mais un auteur! Qui plus est un dessinateur! Incroyable.



Je le dis d'autant plus aisément que je ne me retrouve pas plus dans l'avant garde prétentieuse et méprisante que dans le classicisme méprisant et prétentieux! Et puis, quand même, il commence à être de notoriété publique que c'est pas parce qu'on dessine le nombre exact de ses fenêtres au château de Versailles, qu'on en fera un portrait plus sincère! Il me semble que déjà, les impressionnistes se heurtaient à ce genre de conneries il y a un siècle de ça!


Parfois, je me sens las et l'espoir d'un monde meilleur me fuit.


Ce qui me remonte le moral, tiens, c'est de lire un beau livre de dessins! Et, justement, pour contredire les théories les plus fumeuses sur le dessin, quoi de mieux qu'un livre avec des dessins?


Comme un fait exprès, j'ai reçu ce matin dans ma boîte aux lettres, le "J'entr'oubliay" de David Prudhomme et François Villon...




Et là, BAF! Ce n'est pas à proprement parler une bande dessinée, mais plutôt un texte illustré de dessins pleine page... Et là, je le dis sans l'ombre d'une hésitation: plus question de goûts, de chapelle ou de techniques! C'est brutal et fort, fin et entraînant, sensible et nuancé... Prudhomme n'essaye pas de faire du "beau". Pas d'esbroufe, c'est direct. On perçoit un peu du bonhomme derrière le dessin, ses obsessions, sa diversité... Et aussi, mine de rien, le courage de dessiner les choses telles qu'il semble les voir, sans tomber dans la rapport de séduction vis à vis du lecteur. J'avais déjà dit ici tout le bien que je pensais de "la marie en plastique", avec Rabaté, de "l'oisiveraie" et de "la tour des miracles, avec Davodeau sur un texte de Brassens, eh bin pour moi c'est acquis, David Prudhomme est un dessinateur fascinant.



Comme quoi, au dessus de la mêlée, il plane toujours un type pour mettre tout le monde d'accord par l'humble évidence de son travail.



mercredi 9 janvier 2008

lundi 7 janvier 2008

courrier du coeur

J'ai reçu ce mail signé "huître2" (ce qui est un joli nom et sans doute assez proche d'une certaine réalité)
"Après avoir copié Blutch Goosens et Trondheim, tu t'attaque à tes dernières lecture? moi je sais bien qui tu plaggie maintenant! Blast c'est un copier/collé de Gipi!!!!! T'as vraiment pas la honte, toi. C'est ceux qui t'ont démasqué sur bdp (*) qui ont vu juste, t'es rien du tout. Tu saurais rien faire si il y avait pas Blutch ."
(*) forum spécialisé, bien connu des nez de boeufs, chez qui je ne suis pas en odeur de sainteté. Il est à noter, qu'à ma grande satisfaction, c'est généralement le cas avec tous les foras dédiés à dire des conneries sur la bande dessinée .


jeudi 3 janvier 2008

mercredi 2 janvier 2008

lundi 31 décembre 2007

couleurs


Avec Patrice, on est en plein milieu des couleurs du "combat ordinaire". C'est pas toujours évident, mais quand ça fonctionne, quel plaisir!



samedi 29 décembre 2007

Blast












J'avais oublié à quel point c'est difficile de commencer un nouveau projet... C'est pour ça que les séries sont si confortables.



vendredi 28 décembre 2007

jeudi 27 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

finitions


Ayé! Je viens tout juste de finir l'écriture de "crevaisons", pour Daniel Casanave! Je bloquais sur les deux dernières pages depuis plusieurs jours. J'avais le choix entre cinq fins différentes et je ne savais pas trop vers laquelle me diriger. Et ce matin, au réveil, j'en avais une sixième, bien meilleure. C'est souvent comme ça, pour moi, dans l'élaboration des scènes... ça vient souvent pendant mon sommeil. Quand je bloque sur un truc, le meilleur moyen pour contourner le problème, c'est d'y penser tout le temps. Comme ça, je suppose que je continue pendant le sommeil. Et comme il semble que je sois moins con en dormant, paf! au matin, j'ai souvent une nouvelle manière de prendre telle ou telle scène.

Pour cette histoire, j'ai essayé de retrouver l'ambiance de "the twilight zone". Les scénaristes de cette série avaient un parti-pris intéressant: ils rendaient acceptables des postulats de départ complètement incroyables... Ils réussissaient par des astuces de dialogue ou de situation à enrayer la réflexion rationnelle du spectateur, pour le faire tomber dans la logique interne à l'histoire. Je ne sais pas trop si j'ai réussi ce que je voulais faire, mais je dois avouer que c'est de loin l'histoire où je me suis senti le plus à l'aise dans l'écriture. Peut-être justement parce que je n'ai pas à me préoccuper du dessin...

Je me souviens du peu d'enthousiasme qu'avait soulevé notre précédente collaboration "le fléau de Dieu". Mais, en le relisant, je dois avouer que je suis plutôt content, même s'il y a des tonnes de maladresses. C'est un livre simple et sans spectacle. "Crevaisons" est le même genre de livre. (donc, si vous n'avez pas aimé "attila", laissez tomber!) Et des six fins, j'ai encore choisi la moins spectaculaire. Mais c'est celle qui colle le mieux au propos développé.

Bon, bin voilà, j'ai terminé "l'angélus de midi", "crevaisons" et le tome 4 du combat ordinaire... Quelques jours de vacances et j'attaque sérieusement "Blast"... Là encore, il va me falloir résoudre un bon nombre de problèmes pendant mon sommeil!

Ah tiens, puisque je l'ai sous le nez, Bouzard a fait la meilleure couverture de Fluide depuis... Pfou! Longtemps, au moins!

C'est un peu petit, mais le type, en face , sur le toit, brandit un téléphone portable et crie "ta mère au téléphone"!

Ahr ahr ahr!!





mardi 18 décembre 2007

jeudi 13 décembre 2007

mercredi 12 décembre 2007

crevaisons

Daniel Casanave commence "crevaisons" cette semaine. La manière dont on travaille est nouvelle pour moi. Je ne dessine le découpage que pour moi. Après, je lui en envoie la description la plus fidèle possible, mais sous forme de textes. Le passage du découpage au texte est assez pénible pour moi, j'ai l'impression de faire deux fois le même boulot. Mais, au final, quand je reçois les pages, je redécouvre mon histoire.
















mardi 11 décembre 2007

A nous Paris!






Pour ceux qui voudraient découvrir l'univers musical de Lindingre, on peut aller voir un peu "le grand Jojo".





lundi 10 décembre 2007

échange de casquettes

Pouce! Plouf plouf. Allez, on dirait que j'aurais pas fait le couplet F.N. comme un gros bidon qui s'écoute parler... Par contre, elle me va à ravir, la casquette genre "titi lorrain" de Yan. Elle me donne un petit air "Laurel" pas dégueu, je trouve.
Et pour ceusse qui veulent voir l'intégralité, sans montage, unpluged et sans filet...







Un grand merci à Maxence.

jeudi 6 décembre 2007

tournée d'adieux



Avec Lindingre, on vient à Paris pour signer le second tome de "chez Francisque"
Si ma mémoire est bonne, ce sera à :
- Fnac Forum , vendredi 7 décembre, 16h
- Bulle de Salon, rue Daguerre 14ème, Samedi 8 décembre, 16h




Pour éviter que je ne reproduise les scènes d'ultra violence qui ont émaillé la dernière séance parisienne et qui ont permis aux Inrocks ainsi qu' à Actua BD de me monter courageusement du doigt, ça va se faire avec un système de tickets.
C'est mon dernier livre chez Fluide...
Le moment est peut être bien choisi pour dire à quel point les années dans le magazine m'ont permis d'apprendre. Se retrouver chaque mois dans le journal, pouvoir réagir immédiatement à ses erreurs, rencontrer les auteurs mythiques une fois par mois, se faire des amis de certains d'entre eux, discuter, écouter, c'est une chance qui disparait pour plein de jeunes auteurs à qui on demande d'être au point sur leur premier livre. Se rôder dans un magazine est malheureusement devenu un luxe.
Je me souviens du mois de novembre 1994. Ma première histoire dans Fluide. J'avais été en piquer une dizaine d'exemplaires dans les librairies de Vélizy, pour les donner aux copains, fier comme un pape! Et, ce qui n'est pas négligeable, mon premier bulletin de salaire entièrement gagné par le dessin! J'avais acheté un magnétoscope, avec...
13 ans.
Puuutain!

mercredi 5 décembre 2007