mardi 25 septembre 2007

j'ai appris sur l'eutha... ( penser à ne plus jamais faire de jeux de mots.)




C'est désespérant de voir à quel point tout le monde s'en fout, mais...

La comédienne Maïa Simon interpelle Nicolas Sarkozy post mortem (AFP)

PARIS (AFP) — La comédienne française Maïa Simon, morte à 67 ans en Suisse après avoir eu recours à un "suicide médicalement assisté", interpelle à titre posthume le président Nicolas Sarkozy, dont une phrase est citée dans son avis de décès publié mardi dans le quotidien Libération.

"La vie n'appartient pas à celui qui se tient à côté du lit mais à celui qui souffre", indique cette citation attribuée à Nicolas Sarkozy, placée en tête de l'avis de décès.

"Tu as cité Nicolas Sarkozy afin que sa déclaration ne reste pas qu'un propos creux, afin que chacun puisse en tirer les conséquences, réfléchisse à leur application, et fasse avancer le combat qui te tenait tant à coeur", précise l'avis de la famille et des amis de l'actrice.

Maïa Simon avait organisé sa mort en Suisse la semaine dernière, pour "abréger ses souffrances" dues à un cancer, et dénoncé "l'hypocrisie" en France sur l'euthanasie.




Et c'est pas fini:

Communiqué du 25 septembre 2007

"Alors que la France a été bouleversée par le témoignage, jeudi dernier, de la comédienne Maïa Simon, alors que le philosophe André Gorz a décidé, avec son épouse, de mettre un terme à leurs souffrances, alors que chaque famille est frappée par un exemple d’une fin de vie douloureuse, les Français s'interrogent légitimement sur les possibilités de fin de vie que leur offre la loi actuellement.

Soit la souffrance avec un acharnement thérapeutique déraisonnable encore pratiqué malgré la loi de 2005, soit les soins palliatifs dont on sait qu'ils ne concernent malheureusement que 10 % des demandeurs et qu’ils sont inefficaces dans les cas de coma ou de certaines souffrances extrêmes, soit l'euthanasie passive telle qu'elle résulte de la loi Leonetti avec l'assurance de mourir d'épuisement, de faim et de soif dans le délai abominablement long de quelques jours.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande une nouvelle fois au Gouvernement, d'ouvrir, sans tabou, de manière pluraliste, en regardant ce qui se fait à l'étranger, sans crainte des lobbys, le grand débat sur la fin de vie que réclame de manière constante depuis plus de 20 ans la très large majorité des Français.

L'ADMD, qui réunit 42.700 adhérents, milite pour une loi de liberté qui autoriserait les personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable ou placées dans un état de dépendance incompatible avec leur dignité à bénéficier d’une aide active à mourir et permettrait évidemment à ceux qui souhaitent profiter de la vie jusqu’à leur dernier souffle, fut-il artificiel et douloureux, de le faire."


Pour le peu que ça intéresse: